Maudit Journal – Interlude

Bandeau-journal

Tiens, je suis réveillé. Encore une belle journée qui commence dans… Tiens, mon lit n’est plus sans ma chambre, mais dans la savane, près d’un point d’eau où les animaux viennent s’abreuver.
« Bonjour monsieur éléphant, coucou madame antilope ! Ah, mais c’est môssieur Lion qui est venu boire un p’tit coup !
― Déjà, c’est madame lionne. Et ensuite, est-ce que je t’ai demandé si ta grand-mère faisait du vélo ?
― Ben non, elle peut plus mamie. Elle a une prothèse totale de hanche alors c’est pas trop conseillé. Eh, pourquoi tu t’en vas ?!
― Alors déjà, on est pas mariés. Et ensuite, la séance va commencer.
― La séance de quoi ?
― Ah mais t’es nouveau ici, c’est ça ? La séance de catch, mon gars. Faut pas être en retard, ce soir les Fabulous Mexicans Wrestlers affrontent Maîtresse Karel et Christophe ‘Animal’ Berthelot. C’est le professeur Cocquenet qui arbitre. Comment tu t’appelles ?
― Ben en fait, je sais plus trop.
― Ok, on va dire que tu t’appelles Hippolyte. Alors grimpes sur mon dos Hippolyte.
― Euh… C’est à dire que ça me gêne un peu de vous grimper dessus, madame… ?
― Sophie. Et c’est mademoiselle Sophie. T’inquiète, j’suis pas du genre à me formaliser. T’as pas un truc à grignoter caché dans ta robe de chambre ? J’ai besoin de sucre pour le trajet.
― Attendez, je regarde. Ah oui, j’ai un genre de sandwich. Avec du pâté de foie je crois. Ah non, on dirait de la barba-papa plutôt.
― Donne, ça devrait le faire. »
La créature
mi-Sophie, mi-lionne (voir photo) engloutit l’étrange mélange en une bouchée.
― « C’est un peu dégueu, mais c’est plein d’énergie. Accroche-toi, on décolle !
― Comment ça, on décolle ? C’est que j’ai le vertige, moi ! Et vous voulez que je m’accroche à quoi (tut) ?
― À ma crinière, andouille. Et quand je dis ‘on décolle’, c’est manière de dire. Ça vole pas, une lionne (tut).
― Euh, dans mes souvenirs, ça cause pas non plus… D’ailleurs c’est un peu étrange cette histoire de… aaaaaAAAAAAAAH !!!!! » (tut)

Sophie

L’étrange créature mi-Sophie, mi-lionne

 

Avant que j’ai pu terminer ma phrase (tut), et surtout avant que j’ai pu m’accrocher à quoi que ce soit, Sophie la lionne bondit en avant. Ce qui a pour conséquence de me projeter perpendiculairement, dans les airs. Le cœur au bord des lèvres (tut), je décris une superbe parabole au dessus d’une forêt de tronçonneuses et de marteaux-piqueurs qui vient de faire son apparition sous mes pieds. En y regardant de plus près, il y a comme un genre d’enclume en plein milieu, et elle grossit à vue d’œil. A moins que je ne sois en train de me précipiter vers elle à la vitesse de la lumière (tut). Ah oui, c’est ça, plutôt. Et quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi ces « tut, tut » viennent grossièrement interrompre le cours de mes pensées ? C’est limite pénible, à force (tut) ! On dirait comme un genre de sonnerie qui… Merde, l’enclume n’est plus qu’à quelques mètres et je vais me la prendre en pleine poire. Aïe aïe aïe, ça va faire un mal de chien !

TUT…TUT…TUT…TUT…TUT……TUT…TUT…TUT…TUT…TUT……TUT…TUT…TUT…TUT…TUT…TUT…

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