Maudit Journal – Day Four

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Étendu sur sa couette, trempé de sueur, le Vidéophage (voir photo) a toutes les peines du monde à émerger. Plus d’étrange forêt ou de créatures bizarres, il est de retour dans sa chambre. Quant à la sonnerie, vous l’aurez deviné, c’est celle de son radio-réveil qui marque 12h. La vache, s’il n’y avait pas la musique techno des voisins pour lui vriller le cerveau, ça serait presque agréable de se réveiller ! Bon, là aussi, il mettra un peu de temps à se rendre compte que ce ne sont pas ses voisins, mais ses neurones qui sont en mode boîte de nuit. Une bonne douche, un litre de café et quelques aspirines plus tard, il se sent d’attaque pour une nouvelle journée de cinéma. Vu la quiétude de l’appartement, les trois autres doivent déjà être parti, ce que confirme un mot de Benjamin laissé bien en évidence sur la table du salon : « On a préféré te laisser dormir tranquille, rejoins-nous quand ça ira mieux. Et appelle Karel, les gens du festival étaient vachement inquiets de ne pas te voir ».

Effectivement, son portable indique une dizaine d’appels en absence. En temps normal, cette sollicitude lui ferait vachement plaisir, mais là, quand même, ça lui semble un peu disproportionné. Il décide d’appeler Karel pour en avoir le cœur net :
― « Ah ben quand même ! C’est qu’on était inquiet comme tout.
― Euh… C’est gentil, mais y’a pas de quoi se faire du soucis. J’ai passé une mauvaise nuit, d’accord, mais je me sens d’attaque maintenant. C’est bien à 18h que Stéphane du Mesnildot dédicace son bouquin ?
― (…)
― Euh, t’es toujours là Karel ?
― (…) C’était hier, la dédicace. On est samedi, là
― Ah ah ah ! Très drôle ! C’est une blague de
Christophe, non ?
― Euh, je crois que tu devrais t’asseoir,
. D’après ce que m’ont raconté les garçons, tu t’es senti mal jeudi soir après avoir bu un truc bizarre. Tu t’en rappelles ? Benjamin t’as mis au lit et ils t’ont veillé à tour de rôle avec les catcheurs, tu alternais les périodes de sommeil agité et de délire fiévreux, et lorsqu’ils sont revenus de Killer Klowns from Outer Space cette nuit, tu dormais enfin paisiblement etC’était quoi ce bruit ? On aurait dit un gros truc qui tombe par terre. Allô ? Allô ?! Ah, j’ai bien peur qu’il ait tourné de l’œil, le Vidéophage. C’est malin, je lui avais pourtant dit de s’asseoir
»

Le Vidéophage à l'article de la mort

Le Vidéophage à l’article de la mort

 

(Note du Vidéophage : j‘ai commencé à me sentir patraque jeudi vers trois heures du matin, alors que je travaillais sur ce journal de guerre. Très vite, brûlant de fièvre et grelottant de froid, je me suis retrouvé dans l’incapacité physique de sortir de mon lit. Comme qui dirait terrassé par le mal. Vingt-quatre heures plus tard, à la surprise générale, j’étais à nouveau frais et dispo. Surmenage ? Coup de froid ? Grippe éclair ? Allez savoir ! Toujours est-il que pour la première fois, j’ai raté non pas une séance, mais une pleine journée de Maudits Films. Brrr, rien que d’y repenser ! Jen profite pour remercier chaleureusement Richard et Benjamin qui ont eu la gentillesse de veiller sur moi pendant cette sale épreuve, ainsi que celles et ceux qui se sont inquiétés de ne pas me voir au Club et à la salle Juliet Berto en ce triste vendredi)

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